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LÉNA ET LÉONARD, DEUX PERSONNAGES QUI N’EXISTENT PAS


 

Je vous présente mes deux amis imaginaires : Léna et Léonard

Regardez bien cette photographie. Elle n’a jamais existé.

Le lieu n’existe pas encore. Cette voiture n’a jamais été garée devant ce décor. Cette rencontre n’a jamais eu lieu. Et surtout, les deux personnes qui m’entourent n’existent pas.

Pourtant, je vous présente Léna et Léonard.

Vous allez les revoir souvent. Ils seront les deux personnages emblématiques du HMC World Festival. Chaque année, pendant trois jours, ils seront là pour accueillir le public, traverser le festival et porter ses messages. Mais ne cherchez ni leur date de naissance, ni leur adresse, ni leur véritable visage. Léna et Léonard n’appartiennent ni à une époque, ni à un pays, ni même véritablement au temps. Leur apparence pourra changer, leur âge apparent aussi, leur origine, leur visage ou certains détails de leurs vêtements. Ils pourront traverser les cultures et les générations.

Pourtant, vous les reconnaîtrez toujours, parce que ce ne sont pas leurs visages qui les définissent. C’est ce qu’ils représentent.


LÉNA, UNE FEMME D’AUJOURD’HUI

Léna est une femme d’aujourd’hui. Son prénom porte déjà une partie de son personnage. Léna peut notamment être rattaché à Hélène, dont l’origine grecque est traditionnellement associée à l’idée de torche, d’éclat et de lumière. Cette lumière est devenue son symbole : non pas celle que les autres projettent sur elle, mais celle qu’elle décide elle-même de porter.

Elle aime sa féminité, sa beauté et son élégance. Elle peut aimer séduire, se maquiller, se coiffer, choisir ses vêtements et prendre soin de son apparence sans avoir à s’en excuser. Mais elle pourrait tout aussi bien choisir de ne pas le faire. Son apparence lui appartient et ne détermine jamais sa valeur. Léna ne représente donc surtout pas une femme réduite à sa beauté.

Elle est aussi celle qui travaille, entreprend, crée, dirige, enseigne, éduque, transmet, élève une famille, construit une carrière ou recommence après un échec. Elle porte les libertés de son époque, mais également ses difficultés, ses inégalités, ses fragilités et ses combats. Léna n’est pas une femme parfaite. Elle est une femme présente.

Selon les endroits et les histoires qu’elle traversera, son apparence pourra évoluer au contact des cultures, des générations et des réalités contemporaines. À Paris, Tokyo, Rome, Dakar ou ailleurs, elle ne cherchera jamais à représenter à elle seule « la femme » d’un pays. Elle rappellera au contraire qu’il existe partout une multitude de façons d’être une femme, avec des possibilités, des contraintes et des parcours différents.

Pour sa première apparition, son esthétique s’inspire notamment de Joséphine Baker et des Années folles. Nous connaissons immédiatement l’artiste, la danseuse, les plumes, les bijoux et cette extraordinaire élégance. Son image évolua elle-même avec la mode parisienne, notamment au contact de créateurs comme Paul Poiret et Jean Patou. Mais derrière cette apparence spectaculaire se trouvait une femme dont la vie dépassait très largement la scène.

Joséphine Baker s’engagea dans la Résistance, combattit le racisme et la ségrégation et participa au mouvement américain des droits civiques, jusqu’à prendre la parole lors de la Marche sur Washington de 1963. Elle entrera finalement au Panthéon en 2021.

Léna n’est pas Joséphine Baker et ne cherche pas à parler à sa place. Elle lui emprunte simplement quelque chose qui nous paraît profondément contemporain : une apparence peut attirer le regard sans jamais résumer la personne qui se trouve derrière. On peut aimer séduire et avoir quelque chose à défendre. On peut connaître la fragilité et être combattante.

Aujourd’hui, cette lumière peut aussi éclairer d’autres réalités : l’égalité, l’éducation, l’indépendance, l’estime de soi, la place des femmes dans la vie professionnelle ou la lutte contre les violences. Léna ne représente donc pas « la beauté féminine ». Elle représente une femme libre de choisir ce qu’elle veut faire de sa lumière.


LÉONARD, L’EXPÉRIENCE ET LA TRANSMISSION

À ses côtés se trouve Léonard. Il est plus âgé. Il a vécu, il est tombé, il s’est relevé. Il a connu les réussites, les échecs, les ruptures et cette forme de sagesse qui ne vient pas seulement avec l’âge, mais avec ce que l’on a traversé. Son prénom est lui aussi un hommage.

Au XVIIIe siècle, Léonard-Alexis Autié, dit Léonard, devint le célèbre coiffeur de Marie-Antoinette. Avec la modiste Rose Bertin, il participa à cette période extraordinaire où coiffure, vêtement et apparence devenaient presque un langage. Les célèbres poufs pouvaient intégrer plumes, fleurs, objets et références à l’actualité. La coiffure ne servait plus seulement à embellir : elle pouvait raconter une histoire.

Mais notre Léonard porte également quelque chose de Georges Méliès, illusionniste et pionnier du cinéma. Méliès fabriquait des mondes qui n’existaient pas grâce aux décors, aux costumes, aux transformations et aux premiers trucages. Après la gloire, il connut aussi les difficultés, l’oubli puis la reconnaissance.

Notre Léonard n’est donc ni Léonard Autié ni Georges Méliès. Il est construit à partir de leur héritage et de celui de tous ces artisans, créateurs et rêveurs qui ont utilisé leurs mains et leur imagination pour transformer le réel.

Léna et Léonard ne sont pourtant ni un couple, ni une famille. Ils n’ont aucun lien de parenté. Leur amitié est simplement immense. Selon l’histoire, l’un pourrait presque être le parent, l’enfant, le frère, la sœur ou simplement le compagnon de route de l’autre. Cela n’a finalement aucune importance.

Ils ont traversé beaucoup de choses ensemble. Ils ont connu des moments heureux et d’autres beaucoup plus difficiles. Ils se sont parfois battus contre la vie et parfois avec elle. Et malgré tout, ils continuent leur voyage.

Vous les voyez aujourd’hui dans un univers rétro-futuriste inspiré des Années folles. Ce mélange des époques restera leur signature. Ils semblent venir du passé, mais ils regardent toujours vers l’avenir, comme s’ils avaient remonté le temps pour revenir jusqu’à nous avec quelques bagages, quelques souvenirs et surtout quelques messages qu’ils auraient refusé de laisser disparaître.


DEUX VOYAGEURS À TRAVERS LE TEMPS

Léna et Léonard ne représentent aucune religion, aucun parti politique et aucune nation en particulier. Cela ne signifie pas qu’ils représentent un monde sans convictions ou sans différences. Au contraire, ils sont là pour pouvoir rencontrer toutes ces différences sans parler à leur place.

Ils sont simplement humains.

Ils ne viennent d’ailleurs pas expliquer au public comment penser, comment vivre ou ce qu’il doit devenir. Ils accueillent, observent, accompagnent et transmettent. Leurs messages ne sont pas des leçons, mais des invitations.

On ne sait pas exactement d’où ils viennent. On ne sait pas davantage où ils iront après leur passage. On sait seulement que, lorsqu’ils apparaissent quelque part, ils viennent rappeler trois choses très simples : garder l’espoir, préserver l’estime de soi et essayer d’être utile.

Aujourd’hui, ils sont ici. Demain, vous les rencontrerez peut-être ailleurs. Leur visage changera peut-être avec les années, les pays et les histoires, mais Léna et Léonard, eux, ne vieilliront jamais vraiment.

Et en 2028, pendant trois jours, Léna et Léonard vous attendront au HMC World Festival.

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